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STATUTS
DE LA COMMUNAUTE SAINT-LUC
- 1 La
Communauté Saint-Luc, constituée depuis vingt-cinq ans
sur le quartier Baille-Timone (Marseille, 5eme arrondissement), est
érigée en Association publique de fidèles par le
Cardinal archevêque de Marseille selon les présents statuts.
- 2 La Communauté
Saint-Luc a pour but de remplir, dans le cadre du secteur pastoral auquel
elle ressortit, la mission qui lui est confiée par l’archevêque
de Marseille.
- 3 Étant
sauves les clauses du canon 316 du code de droit canonique, la Communauté
Saint-Luc est ouverte aux fidèles venus de tous horizons sociaux
et géographique.
Ces hommes et ces femmes sont accueillis sans préalable de formation,
d’information ou de cotisation. Par leur présence aux activités
de la Communauté, ils en deviennent membres participants ; ils
sont invités par le modérateur (ou mocambi) à s’inscrire
sur le livre de vie de la Communauté et jouissent dès
lors de la plénitude des droits reconnus par les présents
statuts aux membres titulaires de l’association.
La radiation du livre de vie se fait soit à la demande de l’intéressé,
soit du fait d’une absence aux activités de la Communauté
dont le Conseil aura pris acte par un vote à la majorité
absolue.
La charte que s’est donné la Communauté et qui figure
en annexe des présents statuts tient lieu de règlement
intérieur.
- 4 Les
activités de la Communauté Saint-Luc sont ordonnées
à la mission et à la pastorale chrétienne :
- Activités
de culte, en particulier :
- Célébration
de l’eucharistie et administration des sacrements, en coordination
avec la paroisse à laquelle elle ressortit.
- Partage
de la Parole de Dieu et de la prière
- Activités
de formation, en particulier :
- Catéchèse
d’adultes, catéchisme des enfants.
- Formation
permanente : conférences et participation à des
sessions de formations.
- Activités
caritatives, en particulier :
- Caisse
de solidarité.
- Aide
aux malades et isolés.
- Activités
d’aumônerie de jeunes, en particulier :
- Dans
les lycées et collèges du quartier.
- Toutes
activités culturelles et sociales en rapport avec l’objet
de l’association.
Ces activités participent des priorités et des choix
du secteur pastoral, que la Communauté contribue à définir
par le biais de ses représentants au Conseil pastoral de secteur.
Elles sont conduites en lien avec les paroisses, services et mouvements
d’Église du secteur
- 5 La Communauté
Saint-Luc s’est donnée des modes de fonctionnement qui
associent étroitement à l’action pastorale l’assemblée
de Communauté, le Conseil, le modérateur (ou mocambi)
et le prêtre.
- A.
L’assemblée de Communauté.
- §
1. L’assemblée est le lieu d’expression de
la Communauté. Chacun doit avoir à cœur d’y
participer. Elle ne peut valablement délibérer
que si au moins un tiers des membres titulaires est présent
ou représenté ; à défaut de ce quorum,
il sera convoqué assemblée qui pourra légitimement
délibérer quel que soit le nombre des participants.
L’assemblée de Communauté arrête les
objectifs et les grandes lignes du programme d’action
missionnaire de la Communauté.
- §
2. L’assemblée ordinaire se réunit au moins
une fois l’an. Une assemblée extraordinaire peut
être convoquée par le Conseil ou à la demande
d’au moins un cinquième des membres titulaires.
- B.
Le Conseil
- §
1. Avec le prêtre qui en fait partie, le Conseil est au
service de la Communauté, pour veiller à sa vie
matérielle et spirituelle et se soucier de sa mission.
Faire partie du Conseil n’est ni un honneur, ni une récompense,
mais une forme temporaire de service parmi d’autres.
La tâche essentielle du Conseil est de définir
régulièrement des objectifs et un programme d’action
missionnaire, à court et moyen terme, dont il soumet
les grandes lignes à l’assemblée et qu’il
exécute après ratification. Avant la nomination
d’un prêtre il expose à l’évêque
les besoins et les souhaits exprimés par la Communauté
pour répondre à la vocation spécifique
de Saint Luc.
- §
2. Le Conseil est constitué de douze à quinze
personnes élues à bulletins secrets par l’assemblée
de la Communauté, à la majorité absolue
des membres présents ou représentés
Les membres du Conseil ont un mandat d’une durée
de trois ans une fois renouvelable.
Le renouvellement du Conseil se fait par tiers chaque année.
- §
3. Si le nombre de douze membres n’est plus atteint, il
est pourvu par élection au remplacement du, ou des membres
manquants. Le nouveau membre achève alors la durée
du mandat de celui qu’il remplace. Sur proposition du
modérateur (ou mocambi), le Conseil peut surseoir à
cette élection si la durée du mandat à
accomplir n’excède pas une année.
- §
4. Le Conseil élit le modérateur (ou mocambi)
et ses adjoints. Il désigne également l’équipe
responsable de « Saint-Luc Info », qui est à
la fois le moyen privilégié d’expression
écrite de la Communauté et une tribune de libre
expression individuelle.
- §
5. Le Conseil se réunit huit à dix fois par an.
La convocation et l’ordre du jour des réunions
sont portés à la connaissance de tous. Chacun
peut assister à toute séance qui l’intéresse,
mais avec voix consultative seulement. Le Conseil peut également
inviter des membres des équipes ou groupes de travail
particulièrement concernés par les débats.
- §
6. Les équipes et groupes de travail assurent la mission
de la Communauté.
Les équipes ont une existence permanente (ou au moins
de longue durée), même si leurs membres sont appeler
à se renouveler. Elles assurent les services permanent
de la Communauté.
Les groupes de travail sont créés à l’initiative
du Conseil ou de tout membre de la Communauté pour répondre
à une tâche précise et limitée dans
le temps. Leur objet peut être du domaine de la réflexion
(étude d’un texte, préparation d’un
document) ou de l’action (activité à organiser,
travail matériel à effectuer).
Équipes et groupes de travail oeuvrent en lien avec le
Conseil, l’informent de leurs activités et participent,
régulièrement ou occasionnellement, à ses
travaux qu’ils nourrissent de leur réflexion et
de leur action. Ils ont le soucis d’être largement
ouverts à toutes les initiatives et à toutes les
bonnes volontés pour répondre pour répondre
pleinement à la vocation missionnaire de la Communauté.
- C.
Le modérateur ou mocambi.
- §
1. Le modérateur (ou mocambi) est élu par le Conseil,
pour un mandat de deux ans renouvelable deux fois au plus. Ce
vote à bulletins secrets est acquis à la majorité
absolue au premier tour ou, à défaut, à
la majorité relative au second tour ; en cas d’égalité,
la voix du modérateur (ou mocambi) est prépondérante.
Conformément au canon 317, § 1 du Code de droit
canonique, l’élection du modérateur (ou
mocambi) est confirmée par l’évêque.
Le modérateur (ou mocambi) est assisté de deux
adjoints également élus par le Conseil de la même
façon ; tous trois forment, avec le prêtre, «
l’équipe d’animation » de la communauté.
- §
2. Homme ou femme d’écoute et de dialogue, le modérateur
(ou mocambi) est le garant de la vocation propre de la Communauté.
En lien avec le prêtre, il suscite et coordonne les initiatives
et il est l’artisan de paix dans les conflits internes.
Avec le Conseil, il a le soucis de la continuité et de
la stabilité lors du changement de prêtre. Pour
les relations externes, il est, avec le prêtre, l’interlocuteur
habituel et le représentant de la Communauté.
Il est, avec l’aide du Conseil et du prêtre, celui
qui veille au respect des prescriptions du canon 316 du code
de droit canonique.
- D.
Le prêtre.
- §
1. Conformément au canon 317, § 1, du Code de droit
canonique, le prêtre est nommé par l’évêque
après consultation, là où c’est opportun,
du modérateur (ou mocambi) et du Conseil.
Cette nomination par l’évêque fait de lui
le signe même de l’appartenance de cette Communauté
à l’Église. En rassemblant ses membres dans
l’unité pour l’Eucharistie du Seigneur, il
les appelle, pécheurs pardonnés, à devenir
un peuple saint.
Avec le Conseil, le prêtre a le souci de la pastorale
de la Communauté et la mission d’appeler aux services
qui font son rayonnement missionnaire.
- §
2. Conformément au canon 317, § 3, du Code de droit
canonique, son rôle d’assistant ecclésiastique
et de conseiller spirituel est distinct de celui du modérateur
(ou mocambi) dont il ne peut exercer les fonctions.
- 6.
- §
1. L’Association des Amis de Saint-Luc, régit par la
loi du 1er juillet 1901 et dont les statuts déposés
à la préfecture des Bouches-du-Rhône sont annexés
aux présents statuts met à la disposition de la Communauté
les biens immobiliers nécessaires à son fonctionnement
et assure la gestion de ces biens ; en contrepartie, la Communauté
fournit à cette Association une participation financière
suffisante pour lui permettre de faire face à cette charge.
- §
2. Les membres de l’Association des Amis de Saint-Luc sont
statutairement membres de la Communauté Saint-Luc. Un représentant
de l’archevêque et le modérateur (ou mocambi)
sont membres de droit du Conseil d’administration de l’Association.
- §
3. La Communauté Saint-Luc rend compte à l’autorité
ecclésiastique des moyens lis à sa disposition pour
remplir la mission qui lui a été confiée par
l’archevêque de Marseille.
- 7. Si
une modification des statuts de l’Association publique de fidèles
paraît nécessaire, elle doit faire l’objet du assemblée
générale extraordinaire convoquée par le Conseil
de Communauté. Son adoption requiert le vote de la majorité
absolue des membres titulaires de la Communauté.
Toute modification doit être soumise à l’approbation
de l’Ordinaire du lieu.
Elle est notifiée à la chancellerie diocésaine
qui l’enregistre.
- 8.
- §
1. La dissolution de la Communauté Saint-Luc, du fait de
la volonté de ses membres ou de circonstances extérieures,
est prononcée par une assemblée générale
extraordinaire convoquée à cette fin, au terme d’un
vote acquis à la majorité absolue des membres titulaires
de la Communauté.
- §
2. Conformément au canon 320, § 2 et 3 du Code de droit
canonique, l’évêque peut supprimer l’Association
publique de fidèles qu’il a lui même érigée.
La Communauté Saint-Luc ne doit cependant pas être
supprimée sans qu’aient été entendus
le modérateur (ou mocambi) et ses adjoints.
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