Remarque
sur toute procédure de vote
Il faut qu’elle
soit claire et rapide, mais n’intervienne qu’après
un temps suffisant d’explications, de réflexion et de possibilité
de questions ; une présidence de séance courtoise mais ferme
est requise pour distribuer la parole et maintenir le débat dans
le sujet.
Nous sommes très attachés à la pratique du vote secret
pour les décisions délicates, y compris en Assemblée
générale de Communauté pour que chaque personne ait
la possibilité d’une ex-pression libre, personnelle et responsable.
Faisant partie de la communauté, le prêtre a droit de vote
aux différentes élections.
I. Le
vote à l’assemblée générale de la Communauté
Selon nos
statuts, « l’Assemblée est le lieu d’expression
de la Communauté. Chacun doit avoir à cœur d’y
participer. Elle ne peut valablement délibérer que si au
moins un tiers des membres titulaires est présent ou représenté
; à défaut de ce quorum, il sera convoqué une assemblée
qui pourra légitimement délibérer quel que soit le
nombre des participants ».
Après avoir précisé que les membres titulaires sont
ceux qui sont inscrits dans le « Livre de Vie » de la Communauté,
les statuts ajoutent : « La radiation du Livre de vie se fait soit
à la de-mande de l’intéressé, soit du fait
d’une absence prolongée aux activités de la Communauté
dont le Conseil aura pris acte par un vote à la majorité
absolue ».
Dans notre pratique, sont distingués dans le Livre de Vie les membres
actifs, seuls admis à voter, et les « Compagnons de Saint-Luc
». On procède chaque année en Conseil à la
révision du Livre de Vie et il est proposé à ceux
qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent participer de façon
habituelle à la vie de la Communauté, d’être
inscrits dans le Livre comme « Compagnons », ce qui implique
qu’ils continuent à être régulièrement
informés de la vie de la Communauté, par le biais de «
Saint-Luc Infos » et du « blog » de Saint-Luc notamment.
Conformément aux Statuts, l’Assemblée de Communauté
arrête les objectifs et les grandes lignes du programme d’action
missionnaire de la Communauté. L’assemblée ordinaire
se réunit au moins une fois l’an. Une assemblée extraordinaire
peut être convoquée par le Conseil ou à la demande
d’au moins un cinquième des membres titulaires.
Dans notre pratique, les pouvoirs sont admis à l’Assemblée
générale, mais chaque participant ne peut détenir
que deux pouvoirs au maximum. Les questions posées à l’Assemblée
sont en règle générale rédigées sous
une forme ne permettant qu’une réponse par OUI ou par NON.
II. Les
élections au Conseil de communauté
Pour la
désignation des membres du Conseil, les statuts prévoient
que les candidats sont élus à bulletins secrets par l’Assemblée
de la Communauté, à la majorité absolue des membres
présents ou représentés lors d’une Assemblée
Générale. Le renouvellement du Conseil se fait par tiers
chaque année. Les membres du conseil sont élus pour trois
ans, une fois renouvelable ; une interruption d’un an minimum est
nécessaire pour se représenter.
Dans notre pratique, cette élection a lieu habituellement non pendant
l’Assemblée générale, mais lors d’une
Assemblée tenue après l’eucharistie. Comme pour les
Assemblées générales, la convocation est faite quinze
jours avant les élections et une personne est chargée de
veiller à ce que tous les membres de la Communauté soient
prévenus, oralement ou par écrit. La liste des candidats
est arrêtée huit jours avant les élections.
Notre pratique est également de considérer que, comme dans
toute procédure démocratique, sont élus ceux qui
ont obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés par
les membres présents ou représentés. Sont donc exclus
du décompte les abstentions, les votes nuls et les votes blancs,
dont le nombre est cependant indiqué lors de la proclamation des
résultats.
III. Le
fonctionnement du Conseil
Selon les
Statuts, le Conseil est « constitué de douze à quinze
personnes ». Dans la pratique, il est préférable de
limiter ce nombre à douze. Si le nombre de douze membres n’est
plus atteint, il est pourvu par élection au remplacement du, ou
des membres manquants. Le nouveau membre achève alors la durée
du mandat de celui qu’il remplace. Sur proposition du Mocambi, le
Conseil peut surseoir à cette élection si la durée
du mandat à accomplir n’excède pas une an-née.
Toujours selon les Statuts, la tâche essentielle du Conseil est
de définir régulièrement des objectifs et un programme
d’action missionnaire, à court et moyen terme, dont il soumet
les gr an-des lignes à l’assemblée et qu’il
exécute après ratification. Avant la nomination d’un
prêtre, il expose à l’évêque les besoins
et les souhaits exprimés par la Communauté pour répondre
à la vocation spécifique de Saint Luc.
Le Conseil se réunit huit à dix fois par an. La convocation
et l’ordre du jour des réunions sont portés à
la connaissance de tous. Chacun peut assister à toute séance
qui l’intéresse ou envoyer un avis écrit mais avec
voix consultative seulement. Le Conseil peut également inviter
des membres des équipes ou groupes de travail particulièrement
concernés par les débats.
Dans la pratique, la réunion – mensuelle – est annoncée
au moins une fois ; son ordre du jour est public ; elle est présidée
à tour de rôle par deux membres du Conseil, qui ont préparé
la réunion avec le Mocambi ou l’un de ses adjoints.
Chaque membre du Conseil ayant eu loisir de s’exprimer, la décision
est presque toujours prise par consensus implicite ; s’il n’est
pas clair, on vote à main levée. Sur un sujet délicat
ou si la décision risque d’être floue ou contestée,
on vote à bulletins secrets.
Il est rendu compte des activités du Conseil lors des annonces
après l’eucharistie.
IV. Les
autres instances
Les Statuts
stipulent que le Conseil désigne l’équipe responsable
de « Saint Luc Info », qui est à la fois le moyen privilégié
d’expression écrite de la Communauté et une tribune
de libre ex-pression individuelle. Ils prévoient également
l’existence d’équipes et de groupes de travail qui
assurent la mission de la Communauté.
Les équipes ont une existence permanente, même si leurs membres
sont appelés à se renouveler. Elles assurent les services
permanents de la Communauté tels que : la comptabilité de
la Communauté, l’animation liturgique, l’entretien
des objets et vêtements de culte, la tenue de la « maison
» et son approvisionnement, etc.
Les groupes de travail sont créés à l’initiative
du Conseil ou de tout membre de la Communauté pour répondre
à une tâche précise et limitée dans le temps.
Leur objet peut être du domaine de la réflexion (étude
d’un texte, préparation d’un document) ou de l’action
(activité à organiser, travail matériel à
effectuer).
Équipes et groupes de travail œuvrent en lien avec le Conseil,
l’informent de leurs activités et participent, régulièrement
ou occasionnellement, à ses travaux qu’ils nourrissent de
leur ré-flexion et de leur action. Ils ont le souci d’être
largement ouverts à toutes les initiatives et à toutes les
bonnes volontés pour répondre pleinement à la vocation
missionnaire de la Communauté.
V. L’élection
du Mocambi et des membres de l’équipe d’animation
Selon les
Statuts, le Conseil élit le modérateur (ou Mocambi) pour
un mandat de deux ans renouvelable deux fois au plus.
Le Mocambi (homme ou femme) est à la fois le Président au
sens civil, le Modérateur en ter-mes canoniques, le porte-parole
de la Communauté, le « sage » qui régule les
conflits potentiels ; son rôle est capital. Selon notre pratique,
est éligible comme Mocambi toute personne inscrite sur le Livre
de Vie.
Selon les statuts, « Le modérateur (ou Mocambi) est assisté
de deux adjoints également élus par le Conseil de la même
façon ; tous trois forment, avec le prêtre, « l’équipe
d’animation » de la communauté ». Pour pallier
une absence éventuelle, il peut être opportun dans la pratique
qu’il y ait trois adjoints au Mocambi. Il est souhaitable que parmi
eux, les deux sexes soient re-présentés.
Selon notre pratique, est éligible comme adjoint toute personne
membre du Conseil ou ayant été précédemment
membre du Conseil.
Le Mocambi et ses adjoints participent de droit au Conseil et sont comptabilisés
dans le nombre de ses membres. Si de ce fait, le nombre des membres du
Conseil devait être supérieur à quinze, il sera remédié
à cette anomalie en réduisant autant que nécessaire
les postes à pour-voir lors du premier renouvellement du Conseil
suivant l’élection du Mocambi et de ses adjoints.
Pour les
procédures pratiques du vote, on procède habituellement
ainsi :
- Après
un moment de prière à l’Esprit, l’enjeu et
la procédure sont rappelés, puis on procède à
la distribution de la liste des éligibles (il n’y a pas
de candidat déclaré).
- On procède
ensuite en deux phases bien distinctes
- a)
« Tour du souhaitable »
Chacun s’isole et coche les noms de personnes susceptibles
d’être au service de la Communauté comme Mocambi
ou adjoint et entoure le nom de la personne préférée
pour être Mocambi.
- b)
« Tour du possible »
Après dépouillement (si possible par un observateur
non-membre du Conseil), les personnes dont le nom a été
cité plusieurs fois s’expliquent brièvement
et motivent leur éventuel refus.
Tous ceux (celles) dont le refus ne paraît pas solidement
motivé sont considérés « candidats».
- On passe
alors au second vote, toujours secret, pour élire le Mocambi.
Conformément aux Statuts, ce vote à bulletins secrets
est acquis à la majorité absolue au premier tour ou, à
défaut, à la majorité relative au second tour ;
en cas d’égalité, la voix du modérateur (ou
Mocambi) sortant est prépondérante. Conformément
Code de droit canonique, l’élection du Mocambi est confirmée
par l’évêque.
- Un troisième
tour, toujours secret, permet d’élire les adjoints
VI. Modification
des statuts
Les statuts
stipulent que si une modification des statuts de l’Association publique
de fidèles paraît nécessaire, elle doit faire l’objet
d’une assemblée générale extraordinaire convoquée
par le Conseil de Communauté. Son adoption requiert le vote de
la majorité absolue des membres titulaires de la Communauté.
Toute modification doit être soumise à l’approbation
de l’Ordinaire du lieu.
Elle est notifiée à la chancellerie diocésaine qui
l’enregistre. |